Il est des mots qui nous tombent dessus, des mots qu'on n'imaginait pas la minute d'avant.
Il est des choix dans la vie qui se font sans qu'on s'en rende bien compte.
Il y a aussi des évidences qu'on vit au quotidien, des évidences tellement énormes qu'en fait, on ne les voit même pas.
Et aujourd'hui, lors de la visite des 9 mois de ma fille à la PMI, lorsque ma fiche a été remplie et qu'on m'a demandé les professions du papa et la mienne, m'est tombé dessus le terme "mère au foyer".
Je ne l'avais pas vu venir.
Je ne l'avais finalement pas compris.
Quand on me demandait ce que je faisais, je disais juste "je travaille de chez moi, mais en ce moment, je suis en pause" ou "je m'occupe de ma fille" mais à aucun moment, je ne voyais cet étrange statut de mère au foyer.
Ces trois petits mots m'ont un brin choquée, non pas que je n'aime pas ma situation, je suis réellement heureuse de m'occuper de ma fille, de la voir s'éveiller un peu plus chaque jour, d'être à ses côtés à chacune de ses évolutions, d'être présente au moindre chagrin, au petit bobo ou pour un câlin. Qu'il soit midi ou minuit, je suis là.
Mais choquée car "mère au foyer" me renvoie à un tas d'images : femme qui ne travaille pas, qui vit au crochet de son époux, qui n'a plus de vie sociale car elle ne vit qu'au travers de ses enfants, qui s'occupe des tâches ménagères et qui mitonne un tas de bons petits plats.
Déjà, je suis une cuisinière assez moyenne (j'ai pas dit médiocre, je sais encore faire des gâteaux et des crêpes...), je suis une très mauvaise ménagère et en plus, je suis bordélique. Pour le reste, ces définitions que j'avais avant d'être maman me semblent tellement ridicules et tellement éloignées de ce que je vis au quotidien. Je me demande même comment je pouvais avoir une réflexion tellement erronée sur le statut de mère au foyer.
D'ailleurs, ce qui m'amuse un peu (beaucoup ?) quand même, c'est qu'il y a quelques années, on m'aurait dit que le jour où je deviendrai mère, je mettrai ma vie professionnelle en pause pour élever mon enfant, j'aurai bêtement ri au nez de mon interlocuteur. Je n'aurai même pas parié un Euro là-dessus car pour moi, un gosse ne devait surtout pas rester dans les jupons de sa mère (bon, de ce côté là, ça va, je ne mets pas de jupons...) et aller au plus vite chez une nounou ou à la crèche.
Ah ah, ce que je me gausse en voyant ma nouvelle situation.
Pourtant, doucement mais sûrement, j'essaie de revenir vers une activité professionnelle, envie aussi de reprendre quelque challenge, de donner un peu plus de liberté à ma fille (elle va à la crèche parentale hein ! je ne la garde pas tout à fait 24h sur 24, on arrive à s'octroyer quelques heures éloignées l'une de l'autre dans la semaine, ouf !), de chercher de nouveaux horizons. Oui, j'ai des projets plein la tête mais le temps que j'ai à ma disposition n'est pas mis à profit pour les faire avancer, ils dorment (sont en pause...) pour l'instant. Ce temps? Je préfère tellement le passer avec mon enfant.
Devenir mère, c'est complexe car vivre de concert sa vie de femme, de mère et de travailleuse demande un apprentissage que je n'ai pas encore acquis...
Et vous, vous faites comment ?
Quand en voiture, tu t'arrêtes un temps, trouve une astuce pour occuper miniToi 5 minutes.
Le porte-clés "presque" à portée de main pourra te sauver la mise !
Note : à ne pas reproduire quand le véhicule roule... Nan mais parce que miniToi ne voit pas encore bien au-dessus du volant et n'est pas au fait de toutes les subtilités du code de la route.
Note bis : miniSam n'a pas compris pour l'instant comment tourner la clé, on a encore de la marge...
Histoire de la faire simple, la DME ou Diversification Menée par l'Enfant est l'introduction des aliments solides à partir de 6 mois. Si le concept vous intéresse, je vous invite à découvrir le site diversificationalimentaire.com très complet sur le sujet.
Ici, on trouve cette manière de présenter les aliments plutôt sympathique et cela permet de varier de l'éternelle purée. En plus, ça occupe les mains de bébé pendant que tu manges le midi et ça mine de rien, quand tu gagnes 3mn45 pour finir ton assiette t'es bien content !
Et donc miniSam qui est bien grande maintenant (bientôt 9 mois tout de même !), tient bien assise dans sa chaise, et a 7 dents (une sortie ce matin, classe non?) prêtes à mordre tout ce qui passe à portée de bouche découvre de temps à autre des aliments bruts ou ceux, tout simplement, qu'on a dans nos assiettes.
Ce week-end, alors qu'on entamait tranquillement nos frites, histoire de contenter miniSam qui trépignait devant nos plats se retrouva avec un morceau de banane entre les bras. Un bout assez gros pour tenir dans ses mains et trop gros pour être avalé d'un coup.
La voilà partie à jouer avec sa banane, la goûter, l'écraser entre ses petites mains potelées, exploser le reste de la banane sur sa tablette et reprendre la purée pour goûter, des fois que le goût aurait changé.
Le manège dura bien 5mn (passionnante récréation) mais c'était sans compter sur l'oeil aiguisé du bébé qui comprit que ce que nous dégustions avec nos doigts à la fourchette n'était pas ce qui était écrasé entre ses doigts.
Ni une ni deux, miniSam agita ses bras en l'air, remua son popotin et découvrit LA FRITE. (non, nous ne sommes pas des parents complètement indignes, on a pris une frite nature : sans sel, sans ketchup, faut pas déconner non plus...)
Quelle joie, quelle panacée, quelle allégresse pour miniSam de voir à quel point les goûts peuvent varier entre deux trucs pourtant vaguement jaune l'un et l'autre.
Mais là où nous adultes voyons deux aliments bien distincts, miniSam y vit une autre manière de tester : mettre la frite dans sa main pleine de banane et manger le tout.
D'après elle, c'était excellent... D'après nous, on n'a pas osé goûter...
A notre décharge, entre la frite et la banane s'était engoufré morve et bave pour colmater.
La DME, c'est bien la diversification menée par l'enfant !
Et bon appétit bien sûr.