Bonjour à toutes et à tous,
Petit retour du côté des tribulations d'une caissière, non pas pour vous raconter quelque histoire au fil des caisses, j'ai raccroché ma plume de ce côté là depuis un moment mais parce que mon premier livre continue son petit bonhomme de chemin. Non, je ne vous parlerai pas d'une nouvelle traduction (tiens, la dernière en date était pour la Russie) ou pour le film (qui d'ailleurs ne devrait plus trop tarder à passer à la télé...) mais de théâtre. Histoire de varier un peu les plaisirs...
Après bien des détours, une adaptation théâtrale a réussi à voir le jour et la première a lieu ce soir à Paris. Bon, je n'y serai pas (miniSam n'est pas encore assez patiente pour assister à un spectacle...) mais si vous souhaitez découvrir ce spectacle ça se passe au théâtre Essaion de Paris IV
Et comme tu es lectrice / lecteur du blog, je te propose même une petite ristourne...
Pour cette fin d'année un peu morose, c'est presque cadeau et ça devrait t'aider à rire du quotidien.
Bon, cela s'adresse uniquement aux parisiens (malheureusement je sais, je ne suis pas non plus concernée... même pas drôle ^^)
Où ?
Théâtre Essaion de Paris
6 rue Pierre au Lard
75004 PARIS
Quand ?
à partir du lundi 12 novembre jusqu'au 18 décembre
Tous les lundis et mardi
Dates supplémentaires : samedi 24 et samedi 8 décembre
à 20h
Combien ?
Si tu dis que tu viens de ma part, c'est 10€ la place (au lieu de 20€)
En caisse (du théâtre... pas de ton supermarché...), tu dis simplement que tu viens de la part d'Anna SAM
Alors autant en profiter.
Résumé :
Elle s'appelle Ana, elle a vingt-huit ans, un diplôme universitaire de littérature et huit ans d'expérience derrière une caisse de supermarché.
Une caisse qui n'entend que les codes-barres. Un métier peu propice aux échanges, invisible, des gestes automatiques... Entre les bips qui ponctuent ses journées, Anna aurait pu se sentir devenir un robot si elle n'avait eu l'idée de raconter son travail.
Elle est la multiple, tout à la fois spectatrice, témoin privilégié de notre temps, actrice, sujet et objet de la fable dans laquelle, en héros, elle affronte avec humour et fermeté des personnages tous plus étranges et singuliers les uns que les autres. Ils sont un peu nous-mêmes et nous sommes eux. Elle est cette conteuse pédagogue, poétique et drôle de mille histoires rocambolesques, cauchemardesques et pathétiques.
D’après le roman d’Anna SAM, adaptation Vica Zagreba & Sébastien Rajon
Mise en scène Sébastien Rajon
Interprétation Vica Zagreba
Durée : 1h
Plus d'infos sur le site du théâtre Essaion
PS : oui, pour le théâtre, mon prénom a perdu un "n" ;)
A chaque journée qui passe, tu découvres à quel point miniToi évolue et apprend à découvrir son corps, les objets qui l'entourent et les personnes qu'il côtoie.
Tu t'extasies devant la dextérité que prennent doucement ses petites mains potelées, comment il arrive à utiliser ses doigts et à parvenir à attraper ses jouets entre ses petites mimines.
Tu hallucines quand tu te rends compte que miniToi arrive à serrer sa main gauche ou sa main droite, genre il est capable de se servir de ses mains de manière indépendante (enfin... indépendantes... miniToi a toujours sa couche, rêve pas trop quand même !). Certes, il y a encore tout un tas de ratés mais comparé à il y a à peine quelques semaines, c'est fulgurant ce qu'il a appris.
Imagine quand même qu'il y a peu de temps, miniToi était incapable d'ouvrir le poing et que c'était une galère totale pour lui laver les mains quand tu le mettais dans son bain (parfois tu te demandais presque si un plaisantin n'avait pas mis quelques points de colle extra-forte). Aujourd'hui c'est un plaisir de déplier ses petits doigts un par un.
Et depuis que miniToi a découvert ses mains, il a commencé à choper ses jouets tout seul, à les serrer, les porter à sa bouche, les écraser, les martyriser avec ses gencives (voire avec sa dent qui vient tout juste de sortir) et à se rendre compte qu'il y a de petits détails absolument fascinants !
Oui, tu as mis à disposition de ton rejeton tout un tas de jouets sophistiqués qui brillent, qui font des bruits trop rigolos (enfin, ça c'est ce que tu pensais AU DEBUT, tu vas vite trouver comment retirer les piles), qui ont des textures diverses pour que bébé apprenne que tout n'est pas aussi doux que son doudou. Tu as même des jouets d'éveils qui s'animent quand miniToi tape (gentiment ou pas) dessus.
Tu te dis que ça va fasciner le dit Amour de ta vie par toutes ces activités, et tu vas découvrir que finalement... ce n'est pas la lumière qui clignote, les ailes du dragon qui font un bruit de papier froissé ou la douceur du nounours qui attireront irrémédiablement miniToi.
Non ! Ce qui va l'occuper pendant un temps infini, ce sont les étiquettes. Tu sais, celles où c'est marqué dessus "lavage à 30°", "70% coton", et "made in China"
Oui, le truc qui t'agace quand t'es grand et que tu t'empresses de couper pour ne pas avoir à te coltiner ces données qui ne t'intéressent pas (bon, le coup du lavage, parfois, ça te manque de savoir si tu peux laver à 40 ou à 60° mais passons...)
On n'a vraiment pas les mêmes centres d'intérêt !
Et tu sais quoi ?
J'ai fait l'essai : j'ai découpé l'étiquette d'un jouet, et bien miniSam l'a cherché un moment sur le dit-jouet avant de le laisser tomber et d'en prendre un autre qui lui avait une grande et belle étiquette à explorer.
La conclusion qui s'impose :
A quoi bon acheter des jouets hors de prix alors que l'étiquette du bavoir est aussi (sinon plus) fascinante que le tapis d'éveils à 80 €
La seconde conclusion (plus vicieuse celle-là) :
L'ultime punition pour un bébé c'est ça :
48H
J'ai dépassé le cap des 48H ! J'en peux plus... Il va falloir trouver une solution radicale.
Parce que de jour, comme de nuit, en s'endormant, en se réveillant, en rêvant, en mangeant, en se lavant... Bref, TOUT LE TEMPS ! Ils me poursuivent sans me laisser une seule seconde de répit.
Achevez-les.
S'il-vous-plaît, un peu de charité bien pensée.
Un peu de pitié pour ma santé mentale.
Achevez-les.
Qui donc ? Mais le lapin et le cerf morbleu !
Deux jours que le lapin va causer à la fenêtre du cerf pour lui demander de le planquer pour cause de chasseur qui veut le tuer. Une fois ça va, j'peux comprendre la saison de la chasse ne plaît pas aux grandes oreilles. Parce que du coup, impossible d'aller bouffer ses carottes tranquille sous un marronnier. Obligé de se planquer dans son terrier et de courir à pas de loup (un comble pour un lapin, je sais).
Que lapin aille demander un coup de main au cerf parce qu'il n'est pas inquiété (la saison de la chasse n'est pas la même sans doute...) et qu'il a une maison où lapin peut se cacher. Soit ! J'entends et je peux même comprendre ce besoin vital.
Une fois, deux fois, ça va.
Trois fois, quatre fois, on comprend.
Cinq fois, six fois, on commence à trouver le lapin un peu pénible.
Centième fois, on veut le planquer nous-même le lapin.
Deux centième fois, on voudrait bien le fiche dans la maison et fermer la porte à double tour.
Trois centième fois, on irait bien aider le chasseur.
Nan mais si ça continue, c'est moi qui vait aller le chercher ce fichu fusil et en finir avec ces deux bestioles qui causent tranquillement en pleine forêt et qui m'empêchent de penser à autre chose.
Et si tu ne vois pas de quoi je parle (chanceux, va!!!) je te présente la chanson qui hante mes jours et mes nuits.
Voilà, pas de raison que je sois la seule à chanter ça tout le temps... J'aime partager
PS : Peut-être une solution : pâté de cerf et lapin aux pruneaux...
PS2 : ou la version gothique de Florence Forersti dans son spectacle MotherFucker (peut-être une solution moins violente... quoi que !!!)
Si tu n'as pas vu son spectacle et que tu es (futur) jeune parent, ça manque à ta culture... ça te fera du bien après tes longues nuits blanches (tu peux même le commander sur amazon en cliquant là directement).