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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 18:30

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Dans la vie de tous les jours, il y a certains "trucs" qui nous permettent d'avancer, de nous surpasser, d'aller au-delà des limites établies par nos peurs, nos inquiétudes ou plus simplement par nos habitudes et notre quotidien.

Parfois, on a l'envie un peu folle de se dire "et si demain je tentais un truc fou ?"

 

Quand je regarde comment je fonctionne, je me rends compte que je marche presque tout le temps au jeu du défi. Que ce soit côté perso ou côté boulot, avoir un objectif à atteindre m'apparaît comme nécessaire pour avancer et surtout sortir de la procrastination si chère à nos sens bien vite endormis quand on passe du temps derrière son ordi (entre facebook, les vidéos rigolotes, les lectures d'articles de blogs et de sites, le temps n'est pas toujours notre allié...).

 

Pour je ne sais quelle raison, il y a tout à coup une petite voix qui s'éveille et qui me lance : "T'es cap ou t'es pas cap ?"

Et comme les enfants qui vont se lancer dans quelque bêtise, j'entreprends de réussir là où ma raison me dit plutôt : "Non, évite, tu ne connais pas les conséquences"

 

Alors, ça marche ?

Côté pile

Bon, soyons honnête, mais ça ne fonctionne pas à tous les coups. ça se saurait sinon ;-)

- Disons que des projets que j'ai caressé du doigt ont parfois avorté en plein envol ou à peine éclos. Je le vois notamment dans des projets littéraires que je n'ai pas réussi à aboutir (du moins pour le moment car ce n'est pas parce que tu n'y arrives pas aujourd'hui que tu ne sauras pas le faire demain, comme le dit si bien le proverbe : "cent fois sur le métier remettez votre ouvrage")

- Idem, côté boulot, j'avais tenté de me lancer dans la formation mais ça n'a pas abouti malgré quelques essais.

- Côté perso, c'est pareil, certains défis n'ont pas encore été relevés.

 

Une fois passé le côté pile, voyons le côté face

 

Côté réussites, il y en a eu aussi pas mal, qui m'ont TOUJOURS demandé du travail, parfois beaucoup, mais la satisfaction d'y être parvenu a été un challenge exaltant.

 

- je voulais faire des études universitaires : j'ai eu mon bac +5 en littérature française

- je voulais devenir écrivain de science-fiction : j'ai sorti 3 livres classés "documentaires" (même si parfois en caisse, certaines situations donnaient l'impression d'être de la SF)

- je voulais perdre du poids : j'ai perdu 35 kg

- je voulais quitter mon emploi de caissière : j'ai aujourd'hui plusieurs casquettes professionnelles en tant qu'indépendante (et oui, il n'y a pas que l'écriture dans la vie, il y a aussi les conférences et l'audit)

 

Côté tranche (?)

Côté nouveaux défis, je m'en suis lancée quelques-uns qui sortent de mes habitudes. Je ne sais pas encore si j'arriverai à tous les atteindre, mais au moins, ça me motive chaque matin quand je me lève et ça me remplit de satisfaction quand je me couche le soir.

 

Travail : retrouver un emploi salarié comme rédactrice (web ou papier, journaux publics ou d'entreprises) car j'avoue que si le travail indépendant a énormément de bons côtés, les relations entre collègues, le côté travail de groupe me manque beaucoup.

Ecriture : je veux écrire du roman , alors je m'essaie aux nouvelles, avec toujours cet intérêt pour le quotidien et l'humour mais avec une mise en scène, des rebondissements, des personnages bref, écrire des histoires.

Sport : après des années de "croyante non pratiquante" ou de "oui, demain je reprends le sport", j'ai décidé de m'y remettre sérieusement. Et donc, c'est parti pour le footing. Je me donne 6 mois pour être capable de finir une course de 10km. Curieusement, c'est ce projet qui me semble le plus fou comparé aux deux autres...

 

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que j'ai eu 32 ans aujourd'hui (ouiii, ça commence à faire adulte comme âge, enfin... il paraît...) et que c'était un moment propice pour faire un bilan et voir vers où je vais.

Si je vous en parle, c'est aussi parce que se lancer des défis, petits ou grands, délirants ou ressemblant à un saut de puce, sont souvent des moteurs pour le quotidien et permettent même de passer outre certains moments plus difficiles dans la vie.

 

 

Et toi ? c'est quoi ton prochain défi ?

 

 

PS : le mardi 02/08 je passe sur RMC dans l'émission des Grandes Gueules à partir de 10h


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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 08:30

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Dans votre prime jeunesse, celle où vous étiez en culottes courtes, avec des billes plein les poches, les genoux écorchés et la tête remplie de fables de La Fontaine, vous vous extasiez devant un tas de chansons pour enfants, ces comptines qui vous amusaient en classe et que vous chantiez à tue-tête dans la cour de récré.

Une partie d'entre elles me hantent encore parfois et je me surprends à les fredonner en me demandant "mais c'est quoi ça déjà ? Le hit de l'été dernier ? Le dernier single de Lady Gaga ? Ah mais non ! C'est le bon roi Dagobert"

 

Et du haut de mon âge adulte, j'ai été rechercher les paroles sur le net parce que finalement, je ne me souvenais que de la toute première phrase : "le bon roi Dagobert a mis sa culotte à l'envers"

La suite ? Néant tout entier... comme bon nombre d'autres chansons fredonnées pendant l'enfance.

 

La magie du web m'a même renvoyé à cette vidéo karaoké qui devrait vous permettre de chanter synchrone et de vous rappeler au bon souvenir des paroles toutes entières.

 

 

 

 

Petits veinards, voilà vous aussi vous l'avez bien en tête pour les prochaines heures (non ne me remerciez pas... évitez le lancer de cailloux rageur également merci)

 

Après l'avoir réécoutée et chantée à l'abri des regards indiscrets derrière mon PC (je tiens à ma réputation !), j'ai fini par me demander quelle était l'origine de cette chanson parce que, finalement, ce n'est pas tellement à la gloire du roi Dagobert ça... et puis, c'était qui ce bonhomme ?

 

Bref, après quelques recherches (merci internet), je vous partage mes découvertes :

 

Nous voilà plongé au coeur du septième siècle, à l'époque des rois mérovingiens (vous savez : Clovis, Pépin le Bref et quelques autres).

Dagobert 1er : un nom apparemment à la mode à l'époque puisqu'ils furent 3 rois presqu'à suivre à utiliser ce patronyme, le tout en moins d'un siècle, admirez l'effort ! Et c'est tout de même nettement plus original que la tripotée de Louis qui se sont succédés au cours des siècles suivants non ?

Dagobert 1er donc n'est pas un roi très connu de nos jours, mis à part par cette chanson où l'on ne sait rien de l'homme finalement.

D'après la "légende", ce roi était un bon vivant, distrait et myope ce qui lui valait d'innombrables gaffes... et peut-être d'avoir porté ses braies (parce que la culotte n'existait pas encore à l'époque) à l'envers ?

Pour son CV détaillé, je vous invite à aller lire la page wikipedia qui lui est dédiée où vous saurez tout de ses guerres, ses parents, ses maladies, sa mort, sa politique...

 

Et cette chanson aurait traversé quelques 1400 ans d'Histoire ?

Que nenni ! "le bon roi Dagobert" est beaucoup plus récente. Pas sûr que sa Majesté aurait appréciée de se voir tournée en ridicule à ce point d'ailleurs... En réalité, cette chanson a été écrite au 18e siècle, quelques années avant la Révolution Française.

L'objet du texte n'était pas le roi Dagobert mais le roi Louis XVI qui en était la véritable cible. Pour éviter la censure, le parolier avait simplement changé le nom du roi en renvoyant vers un homme mort depuis des lustres.

Ainsi, cette chanson écrite pour dénoncer le gouvernement de l'époque est aujourd'hui chantée dans les cours de récré où les enfants sont à mille lieues d'imaginer l'origine bien politique de ces paroles.

 

(et si vous vous demandez qui est ce bon "saint Eloi" c'était le conseiller privilégié du roi Dagobert, plus d'infos > page wikipedia)

 

PS : oui, laissez-moi croire encore un peu que dans les cours d'école, on fait la ronde, on y chante des chansons, on joue aux billes et à l'élastique...

 

PS2 : photo tirée du film Le bon roi Dagobert (1984)


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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 16:30

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Il fut un temps pas si éloigné où l'on regardait de manière quasi religieuse le 20h. Oui, LE 20H à la télé.

Quand j'étais petite (j'ai dit que c'était pas si éloigné...), même si je n'y comprenais pas toujours grand chose, je voyais bien l'intérêt chez les adultes pour ce genre d'émission. De mon côté, j'avoue, je préférai regarder Zorro ou Batman le samedi soir dans l'émission de Disney, séries exceptionnelles à mes yeux d'enfants (bon, j'ai un peu changé d'avis en tombant dessus sur la TNT) accompagnées de quelques petits dessins animés bien gentillets où un coyote essayait de bouffer un genre de gallinacé à grandes pattes ou un chat essayant de boulotter une souris, sans plus de succès que le coyote précédent.

Alors, les histoires de guerres, de politique, de travail ou de faits de société ne m'intéressaient guère.

Le temps a passé, j'ai grandi (j'ai pas dit vieilli !) et je regarde les infos comme le faisaient mes parents, avec quelques nuances cependant.

Déjà, les sources d'informations se sont mutlipliées et le net a permis d'accélerer au possible la diffusion de l'info. L'ère de l'instantané est arrivé (Twitter en premier). D'ailleurs, les sites en ligne des journaux le mettent en avant. "L'info en temps réel" est devenu le maître mot pour la plupart des agences.

 

Nous voilà complètement asséné, abreuvé de nouveautés à longueur de temps, une info chassant l'autre, faisant oublier bien vite une nouvelle pour laisser la place à une autre plus croustillante, plus fraîche surtout.

Alors, l'envie de pouvoir se poser, de prendre un peu de recul face à ces infos incessantes apparaît comme primordial, essentiel même afin de parvenir à comprendre un peu mieux le monde dans lequel on vit.

Malheureusement, ce ne sont pas les JT qui vont nous permettre de prendre ce recul pourtant nécessaire, eux aussi jouant dans cette course à l'information.

Etonnant aussi de voir à quel point les journaux télévisés étirent en long en large et en travers une information nouvelle, la pressant jusqu'à la nausée et laissant complètement de côté les nouvelles qui ont fait la une du monde entier quelques jours plus tôt. Que voulez-vous, une nouveauté chasse l'autre.

 

Fukushima ? la révolution du Jasmin ? La Grèce ? Les otages ? la montée du chômage ? La crise ? L'envolée du pétrole ?

Ah oui, mais en ce moment, c'est le Tour de France, Eva Joly et ce qu'elle pense du défilé du 14 juillet, les vacances ou DSK (enfin, de mois en moins... ça commence à dater cette affaire, même si elle n'est pas terminée et/ou jugée).

On verra, peut-être qu'en août, une petite catastrophe naturelle permettra de mettre de nouveaux sujets plus croustillants sur le devant de la scène.

 

Il y a quelques années déjà, les Inconnus avaient imaginé les informations du futur, ça avait donné un genre d'info-jeux. J'aurais finalement préféré cette version bien soft...

 

 

Aujourd'hui, les émissions permettant de prendre un peu de recul face à cette course aux infos nouvelles, ce n'est pas (plus ?) dans le JT qu'on la trouve, mais ce regard un peu plus posé, j'arrive à le percevoir dans certaines émissions de radio.

Ah, si on m'avait dit il y a 4 ou 5 ans que j'écouterais France Inter, je crois que j'aurais éclaté de rire... (sérieux ? écouter autre chose que de la musique à la radio, c'est possible ?)

 

Et vous ? Quelles sont vos sources d'infos qui vous permettent de trouver un peu plus que les nouvelles brutes, un peu d'analyse et une vision plus approfondie que l'instantanéité du web ?

 

Heureusement, le 13H est beaucoup plus... bucolique :-)


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